Le Social Computing, c’est quoi ?
Il s’agit de l’analyse en tant que système du fonctionnement des réseaux relationnels pour inspirer des solutions techniques adaptées à l’usage des utilisateurs de ces mêmes réseaux. La puissance de cette approche est de ne découler d’aucun dogme, et donc de n’être falsifiée par aucune position a priori : il s’applique simplement à toute structure dont les éléments sont en relation, c’est à dire la structure même de notre univers : réseaux de cellules, de neurones, d’individus, de sociétés ! Olivier Nérot – Chief Scientist & Technical Officer – Social Computing

“Social Computing” est un terme général pour une partie des sciences informatiques qui concernent l’intersection des comportements sociaux et des systèmes computationnels. Il est utilisé de 2 façons :

Dans son sens simple, Social Computing sous-tend tout type de comportement social dans et à travers des systèmes computationnels. Le Social Computing est basé sur la création ou recréation de conventions sociales et de contextes sociaux à travers l’usage de logiciels et de technologies.
Les blogs, les emails, la messagerie instantanée, les services de réseaux sociaux, les wikis, les sites de social bookmarking et d’autres applications, généralement rassemblés sous le terme de social software, illustrent les idées du Social Computing mais aussi les logiciels de gestion d’enchères et de marchés électroniques dans lesquels les personnes interagissent socialement.

Dans son sens le plus fort, le Social Computing soutient les computations (calculs) relatifs à un groupe d’individus (d’entités), une idée popularisée par le livre de James Surowiecki (la sagesse des foules). Des exemples de Social Computing se trouvent dans des applications de filtrage collaboratif, de recommandations, d’enchères en ligne, de prévisions marketing et de modèles de prix, d’évolution, de réputation, de choix sociétaux & contextuels, de tagging (marquage) et de qualification.

Hervé Soulard à traduit l’ouvrage de Toby Segaran intitulé Programmer pour l’Intelligence Collective édité par O’Reilly et qui est une référence sur les algorithmes du Social Computing.

Le terme Social Computing est à la mode depuis quelques années. De grands cabinets d’analyses anglo-saxons comme Forrester Research ont mis en évidence sa relation avec de nouvelles tendances d’usage du média internet. La popularité croissante des sites sociaux et du web 2.0, l’apparition de l’open source comme une méthode de production viable et la conviction émergente que tout cela doit avoir un impact majeur sur nos vies de tous les jours oriente les chercheurs (notamment en sciences cognitives) vers l’analyse de l’intelligence collective et de ses représentations. Wikipedia.

Autres définitions et approches du Social Computing :
Le Social Computing est une structure sociale dans laquelle la technologie renverse le pouvoir des institutions pour le compte des communautés. Le Social Computing est représenté aujourd’hui par les activités P2P émergentes autour des weblogs, des wikis, des réseaux sociaux, des fils RSS, des systèmes de partage de fichiers, des logiciels Open Source, des moteurs de recherche, de la baladodiffusion (podcasting), des contenus générés par les utilisateurs (UGC). (Forrester Research).

Le Social Computing est une plateforme sur laquelle les utilisateurs peuvent collaborer dans des groupes ad hoc, partager leurs expertises et coopérer à la cocréation de produits intellectuels pour le bénéfice de toute la communauté des travailleurs du savoir. En fait, le Social Computing est un curieux mélange d’initiation top-down et d’implémentation bottom-up (David Tebbutt).

Le Social Computing est l’utilisation des systèmes d’information comme des lieux d’interactions sociales et comme des lieux de stockage et de manipulation de données. Le Social Computing émerge de la capacité des utilisateurs d’un lieu virtuel à se percevoir (présence, localisation, identité, disponibilité), à communiquer, à collaborer dans une organisation d’affinités, de proximités et de synchronisme d’objectifs. Le Social Computing se trouve à l’intersection des réseaux virtuels et sociaux. (Musser, D., Wedman, J. & Laffey, J.)

Les systèmes qui soutiennent la collecte, la représentation, l’organisation et la dissémination de l’information sociale, c’est à dire, de l’information effectivement distribuée à travers différents groupes sociaux comme des équipes, des communautés, des organisations, des cohortes (sic!) et des marchés. Le sceau du Social Computing s’inscrit autour de la notion d’identité sociale, c’est ‡ dire qu’il n’y a pas que la donnée qui compte mais aussi l’entité à qui cette donnée est reliée et comment cette entité est reliée à d’autres entités dans le système. Plus généralement, les systèmes de Social Computing comprennent des éléments de support et de représentation des constructions sociales comme l’identité, la réputation, la confiance, la présence, le rôle social, la propriété, l’aggrégation. IBM Social Computing Group.

Social Computing est un terme collectif qui rassemble une importante collection d’applications qui permettent à des groupes d’individus de se connecter les uns aux autres de différentes façons. Basé sur la création de communautés, le partage de connaissances et la capacité à réaliser des actions collectives (bottom-up), le Social Computing est tangibilisé par des applications comme les wikis, les réseaux sociaux, les systèmes de partage, de classification et de marquage de données (photos, textes, videos, sons, liens hypertextes …) ainsi que par le mouvement open source qui combine et améliore différents logiciels pour de nouveaux usages tous aussi intéressants les uns que les autres. PA Consulting Group.

Le Social Computing est l’activité liée aux interactions sociales (pair à pair) à travers l’usage de systèmes d’information. Le Social Computing n’est pas une plate forme, une application ou un système mais est l’usage de systèmes d’information comme des lieux virtuel d’interactions sociales et d’espaces de collection et de manipulation de données. Mediavibe

Pour aller plus loin, consultez notre document d’introduction au Social Computing :