L’entreprise dans les nuages du web

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Parler d’organisation ‘dans les nuages’ va certainement faire crisser bien des quenottes … pourtant, c’est bien de cela qu’il s’agit.

Entreprise 2.0, Entreprise liquide, Entreprise en réseau, Entreprise poreuse, Entreprise mobile … mais surtout Entreprise interconnectée, en prise directe avec un monde dont l’épicentre est le web, nouvel univers possédant sa propre écologie et donc ses propres nuages.

Salesforce, véritable icone du CRM ‘pour tous’, et modèle de l’Entreprise 2.0, annonçait début novembre sa collaboration avec Facebook, leader des réseaux sociaux, après avoir signé un accord avec Google, en juin, pour utiliser ses outils bureautique et aussi (surtout ?) interconnecter son application avec Google Adwords … permettant à ses utilisateurs de superviser 2 facettes essentielles de leurs activités marketing d’un même guichet.

L’interconnection avec Facebook pousse l’idée un peu plus loin en créant une communauté de développement qui s’appuie à la fois sur les dizaines de milliers de développeurs gravitant autour du réseau social et la connaissance des 100 000 développeurs de Salesforce.com pour bâtir une plateforme de Social-Computing de nouvelle génération, orientée Entreprise, centrée sur une composante essentielle de chaque organisation commerciale, le CRM, qui tirera un parti évident du marché constitué par la communauté des 120 millions d’utilisateurs de Facebook (10ième communauté humaine dans le monde - qui pourrait faire partie du G20 …).

Le résultat final, selon Salesforce.com, devrait permettre aux utilisateurs de Facebook de réaliser certaines composantes de leur travail dans leur application préférée, comme par exemple manipuler les données de vente, organiser des événements professionnels, automatiser des décisions marketing, participer aux efforts de recrutement et de collaboration sur des projets. Les utilisateurs de Facebook pourront partager en ligne certaines activités professionnelles avec des amis et relations, comme par exemple les opportunités d’emplois, de partenariats, d’événements …

Tim O’Reilly disait que tout se déplace en ligne, vos clients sont connectés, vous êtes connectés, dès lors les lois des effets de réseaux vont s’appliquer également au monde des affaires. C’était déjà vrai BG, la globalisation et Internet démultiplient le phénomène.

Nous sommes bien aujourd’hui dans une société du savoir, ouverte, interconnectée, dynamique, à l’intersection des réseaux virtuels et sociaux dont la matière est la donnée, la valeur ajoutée est la méta-donnée, le résultat est une augmentation de nos capacités relationnelles, la conséquence est une accélération et une globalisation des cycles.

Au contre-pied des approches traditionnelles de conduite du changement, la complexité de l’environnement actuel, la fluidité de l’écosystème et la nature même du savoir font que la relation et la collaboration naissent de la libération des flux, qu’il n’est plus de pouvoir dans la maîtrise de l’information mais dans sa capacité à la partager, qu’il est donc urgent de proposer des outils de traitement, publication et d’accès sans bâtir d’organisations de l’information ‘à priori’.

L’expression d’une intelligence collective à grande échelle rendu possible par le web positionne la réflexion sociologique autour des organisations dans l’univers de la complexité, du chaos et donc de l’imprévisible.

Sources : Francis Pisani, Olivier Zara, Salesforce, Facebook …

Rapport Olivennes

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L’Internet n’est pas une nouvelle frontière … c’est un lieu de vie, donc d’échanges.

Comment échanger ?, en étant plusieurs, en créant des liens.
Comment créer des liens ?, en trouvant des points communs.
Comment trouver des points communs ?, en se connaissant mieux les uns les autres.
Comment mieux se connaitre ?, en se présentant les uns aux autres.
Comment bien se présenter ?, en disant qui nous sommes.

Et comment dire qui nous sommes si nous ne pouvons pas nous qualifier et nous retrouver à travers nos lectures, écoutes, photos, images, jeux, passions, amours, avis, convictions, projets, créations, connaissances, lieux de vie … ???

Le rapport Olivennes traite nos échanges de piratages. Sa volonté de marginaliser l’échange, de le rendre négatif, tend à enfermer notre société au lieu de l’ouvrir. Ce discours n’est pas compréhensible par les nouvelles générations n’ayant pas connu la vie sans Internet et sans un ordinateur permettant de copier / coller de l’information sans autres limites que la taille des disques durs et les flux des bandes passantes.

Ce rapport est-il le reflet de la société dans laquelle nous voulons vivre ? Ses conclusions et préconisations me semblent tout simplement passéistes voire obscurantistes. Nous devons être au Moyen Age de la société de l’information ! autorité, régulation, répressions, sanctions, désincitations, ordres, surveillance permanente, le mot filtrage est employé plus de 50 fois dans le rapport dixit … Remarquez : prévenir, tolérer, expliquer, sensibiliser, intégrer … sont présent, aussi …

Le rapport Olivennes est un remarquable travail d’intoxication. Le lecteur assimile facilement l’échange de fichiers, donc le téléchargement “illégal” à l’écoute d’un fichier alors que ce sont 2 usages très différents. Par proximité, le téléchargement et l’écoute sont assimilés à l’achat d’un support type CD ! Comme si à chaque fois que j’entends un morceau à la télévision, à la radio, chez un ami, j’achetais plusieurs fois le même CD de l’artiste. C’est une transposition hâtive et peu orthodoxe, le rapport entre l’achat et le nombre d’écoutes est plutôt de 1 à 200 quand le rapport entre l’écoute effective et le téléchargement est de l’ordre de 1 pour 1 000.

Effectivement, les jeunes téléchargent beaucoup de morceaux de musiques … qu’ils sont loin d’écouter toujours … et quelques fois uniquement partiellement, pour se faire une idée. Bref l’usage n’est pas le même et le nombre de téléchargements ne peux pas être mis en relation 1 pour 1 avec le nombre d’achats de CD, c’est du Sophisme à l’état pur et les majors le savent bien.

L’utilisation de réseaux Peer to Peer pour échanger gratuitement des fichiers remet en cause le mode de financement de la diffusion culturelle, pas de sa production, ni de sa création qui sont déjà largement aidés. Les auteurs savent bien que leurs créations ne peuvent plus se vendre de la même façon qu’avant et trouvent d’ailleurs beaucoup d’autres solutions pour se diffuser (Myspace plutôt que Fnac ou Virgin).

L’implication de l’état français dans le développement de programmes culturels par le biais de subventions perdure depuis des lustres. Le débat autour des droits d’auteurs cache résolument la béquillisation de la création culturelle francophone. La redevance télé (qui est arrivée ce week end avec la taxe d’habitation) n’a jamais été un impôt productif … pourtant elle perdure.

De la même façon qu’aujourd’hui l’industrie musicale (depuis 2000) et cinématographique, les grands acteurs Telecom, l’industrie de la photo argentique, les médias d’une façon générale depuis quelques années voient leurs modèles révisés de façon drastique, bousculés par les nouveaux paradigmes de la société de l’information et doivent s’en accommoder. Il y à quelques années, des filières entières d’approvisionnement et de distribution ont ainsi été réévaluées par l’arrivée de supermarchés … Toutes les industries sont impactées par des innovations, ça s’appelle le progrès !

15 millions d’abonnés aux FAI en France, à raison de 30 euros par mois … = 5,4 Milliards d’euros par ans … Les français PAYENT largement pour utiliser Internet !!!
Près de 12 milliards d’euros générés par le e-commerce en France en 2006 (source journaldunet) : les français DEPENSENT leur argent en ligne.
Proportionnellement, le chiffre d’affaires des producteurs de disques en France était de 1,302 milliards en 2002 et ne fait que baisser, 0,8 en 2006 quand leur CA réalisé en ligne reste archi marginal, qq millions d’euros. Le CA des ventes de DVD et de cassettes vidéo reste plus élevé à 1,6 milliards sur 12 mois glissants.

Sommes toutes, les enjeux du téléchargement illégal ne sont pas dans la protection des droits d’auteurs mais dans le mode de rémunération de leur distribution … Alors, organiser d’autres modes de rémunération (Réduction de la TVA sur les factures des FAI & Subventions de projets autour du développement de l’offre de téléchargement légal en ligne -payante et gratuite-, de la VOD etc … par exemples) suffira largement à freiner le phénomène des copies illégales et à accompagner le basculement inexorable de cette industrie dans une nouvelle dimension toute numérique … et arrêtons de traiter à tous crins les jeunes, désargentés, de pirates !

Et pour remettre le débat en perspectives, le mot de la fin revient à Liberté, commentateur anonyme d’un blog :

“Mettre à disposition en lecture gratuite des BD, cela revient à “piller” les droits d’auteur, comme internet aujourd’hui est accusée de “piller” également. La FNAC a été l’ancêtre d’Internet “agitateur” car “pilleur” pour diffuser la culture tous azimuths auprès de ceux qui ne pouvaient pas se la payer.
C’est triste ce que la FNAC est devenue…où es tu Max le fondateur ?”

Rédigé par: liberté | le 26/11/2007 à 17:51

MySpace, YouTube, Joost

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Mais encore ?

Joost est la dernière application développée par les fondateurs de Kazaa et de Skype (Janus Friis et Niklas Zennström) … il s’agit donc de télévision en P2P sur internet et comme pour Kazaa (les majors tremblent encore des années après son lancement) et pour Skype (les champions des telecoms souffrent toujours … et c’est pas fini), les médias ont le choix entre bien se tenir (comme il le font aujourd’hui face à YouTube : en grinçant des dents), chercher à se tenir les coudes (peut être autour de MySpace), voire commencer au plus vite à négocier tant que c’est encore peu douloureux avec Joost.

Ce qui est intéressant avec Joost, c’est que MySpace et YouTube, malgré leur ‘jeunesse’ ne sont pas du tout à l’abri d’incursions dans leurs modèles respectifs de réseaux sociaux autour de la musique et de la vidéo on demand (VOD) …

Les réseaux sociaux en P2P sur Internet, ça peux très bien marcher aujourd’hui, surtout que le projet bénéficie de qq milliards de dollars récupérés à E-Bay ! A suivre donc, la béta n’est pas encore lancée mais les captures d’écran sont disponibles.

Deutsche Bank Research : Financial Services 2.0

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Dans les papiers du mois d’août, celui de la Deutsche Bank Research sur les Financial Services 2.0 pose les points critiques associés à la pratique des technologies de Social Computing et de P2P pour le monde bancaire.

Même si l’environnement est loin d’être propice à une large diffusion de systèmes bancaires en P2P, les fonctionnalités du Social Computing permettent donc aujourd’hui d’envisager des places de marché étendues et dynamiques qui pourraient à terme attirer certains types d’acteurs à proposer de nouvelles formules bancaires permettant à des préteurs et à des emprunteurs potentiels de se rencontrer directement et d’interagir …

Ca parait loin … et pourtant, le capital de proximité … c’est bien du P2P, non ?

Fermeture (temporaire) du site Human Links

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Nous venons de fermer le site de Human Links, après six années de présentation et diffusion du premier logiciel P2P de social-computing.

En effet, Internet a évolué pendant ce temps, et les développements d’alors sont devenus obsolètes face au Web2.0 : les weblogs, folksonomies, tagcloud, bittorrent, et webservices ont su concrétiser nos rêves d’alors…

Mais ceux-ci continuent ! Nous avons grandi, évolué avec ces évolutions d’Internet, et travaillons aujourd’hui à concevoir un nouveau Human-Links, en accord avec son temps, et les pratiques d’aujourd’hui.

En attendant cette nouvelle naissance, nous préférons tourner la page, et clore ainsi celle de Human-Links.

Merci à ceux qui y ont participé !

Google desktop et le P2P ?

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Neteco vient de publier un article sur Google Desktop et la présomption que l’acteur numéro 1 des moteurs de recherche est en train de développer un réseau peer to peer.

Conscient depuis plus de 5 ans que l’avénement du peer to peer dans le monde de la recherche d’information est inéluctable, je ne peux qu’applaudir et encourager ce type d’idées qui deviennent évidentes aujourd’hui grâce à la qualité de la bande passante, à la puissance des processeurs et à la capacité des disques durs, à la qualité des infrastructures propices aux web services, à la symétrie possible dans les échanges laissée envisagée par les constructeurs de modems,nous devrions assister prochainement à la mise en place d’applications de social search qui viendront demander une contribution de ressource machine à ses utilisateurs dans un cadre de collaboration P2P soit par voie de grid computing, soit par voie de mise à disposition de contenus, d’expertises à destination des autres utilisateurs du système par exemple.

GNAB

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Bertelsmann récidive dans le domaine du P2P et s’inscrit dans la durée avec des plans rentables à l’horizon 2010.

2008-2009 l’ère du social computing va arriver

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Luc Fayard, Directeur de la rédaction de 01 Informatique commente les analyses prospectivistes de Forrester et de Gartner sur l’évolution des investissements informatiques pour les années à venir.

Ca devrait aller pas trop mal en 2006, une petite embellie de prévue, par contre pour la voix sur IP, la virtualisation des serveurs, la RFID, la biométrie ou le social computing … nous en aurions encore pour quelques années avant que les dépenses informatiques ne se tournent vers les technologies du web 2.0

Pourtant, j’ai l’impression que c’est aujourd’hui que ça se passe et que les organisations risquent peut être pour une fois d’aller plus vite que leurs analystes dans leurs révolutions annoncées !



Recommandé par des Influenceurs.

Ontologies

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Michel Bauwens nous fait part dans un long article paru dans Agoravox Peer to Peer : de la technologie à la politique de la prochaine sortie d’un essai sur le sujet dans la revue du Mauss

Les discussions complémentaires avec Salvino méritent la lecture et remettent en perspective ce passionnant travail de prospective.

France Telecom s’adonne au P2P

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Les réseaux de pairs, ombres et lumière tel est le titre du dossier du mois du département RD de France Telecom de juin 2005.

Enfin ! France Telecom se tourne dans la direction des systèmes P2P pour proposer de nouvelles approches innovantes et qui ne manquerons pas de passionner.

Je ne peux m’empécher de faire un parallèle entre les projets de RD de FT et les outils de cartographie et P2P de social computing …

Un dossier à lire pour se rafraichir les idées sur des concepts … qui n’ont pas fini de nous interpeller.

Thème glossy v2 par Jonathan Dray à partir du thème glossy par N.Design Studio
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