Voeux 2008 - Année du Social Computing ?

Cartographie, Développement durable, Général, Moteurs de recherche, Produits, Veille IE 1 Commentaire »

Je vous souhaite à tous une excellente année 2008, sous le signe du Social Computing, de la recherche et de la cartographie d’information ainsi que du web sémantique !

Je vous invite à lire le post de Charles Amstrong sur le blog de FastForward08 concernant le Enterprise Social Computing en 2008 (EN).

Début 2006, je vous présentais des voeux “social search” visiblement bien en avance de phase puisqu’une année complémentaire aura été nécessaire à l’avènement de ce concept web 2.0 et que bien des sites positionnés sur des offres verticales se posent encore des questions sur l’intérêt du social search, voire que les “autorités” françaises en matière de recherches d’information n’évoquent le concept

Pour tout savoir (et revoir) en 2008 sur la cartographie d’information francophone, inscrivez vous au colloque Carto 2.0 organisé à l’occasion du 10ième anniversaire de l’ESIEE le 3 avril prochain. Vous pouvez aussi soumettre une contribution (actes du colloque, interventions …), voir l’appel à communications. Attention date limite de soumission : 25 janvier.

7ième tendance IDC 2008, une année de rupture :
«A moins de vivre dans un monastère tibétain, vous n’avez pu que constater le développement rapide des réseaux sociaux, de MySpace à YouTube en passant par Digg et Wikipedia. Ce phénomène va entraîner une avalanche de données à quelque 400 milliards de Go (contre 225 milliards en 2007). Toutefois, plutôt que d’aider les entreprises et les particuliers à découvrir la sagesse des foules (Wisdom of crowds), IDC pense que cette explosion de données non structurées va plutôt engendrer une sorte de cacophonie. Pour donner du sens à ce déluge d’informations, de nouveaux logiciels devraient voir le jour en 2008. IDC met toutes ces applications dans un domaine baptisé Eureka 2.0. Ces applications vont pouvoir extraire du sens de tonnes de textes, des impressions, des sentiments… tout cela entrant sous le concept de recherche sémantique. Ce type de logiciels devrait aider les entreprises à suivre les perceptions de marques, le niveau de satisfaction clients et faire éclore de nouvelles idées de produits.»

La 10ième tendance IDC 2008 concernant les quelques acquisitions significatives s’est déjà réalisée avec l’acquisition de Fast Search&Transfer par Microsoft.

Bonne année, bonne santé, bon développement durable et bon respect de l’environnement !
Please consider the environment before printing this.

Rapport Olivennes

Développement durable, Peer to Peer 2 Commentaires »

L’Internet n’est pas une nouvelle frontière … c’est un lieu de vie, donc d’échanges.

Comment échanger ?, en étant plusieurs, en créant des liens.
Comment créer des liens ?, en trouvant des points communs.
Comment trouver des points communs ?, en se connaissant mieux les uns les autres.
Comment mieux se connaitre ?, en se présentant les uns aux autres.
Comment bien se présenter ?, en disant qui nous sommes.

Et comment dire qui nous sommes si nous ne pouvons pas nous qualifier et nous retrouver à travers nos lectures, écoutes, photos, images, jeux, passions, amours, avis, convictions, projets, créations, connaissances, lieux de vie … ???

Le rapport Olivennes traite nos échanges de piratages. Sa volonté de marginaliser l’échange, de le rendre négatif, tend à enfermer notre société au lieu de l’ouvrir. Ce discours n’est pas compréhensible par les nouvelles générations n’ayant pas connu la vie sans Internet et sans un ordinateur permettant de copier / coller de l’information sans autres limites que la taille des disques durs et les flux des bandes passantes.

Ce rapport est-il le reflet de la société dans laquelle nous voulons vivre ? Ses conclusions et préconisations me semblent tout simplement passéistes voire obscurantistes. Nous devons être au Moyen Age de la société de l’information ! autorité, régulation, répressions, sanctions, désincitations, ordres, surveillance permanente, le mot filtrage est employé plus de 50 fois dans le rapport dixit … Remarquez : prévenir, tolérer, expliquer, sensibiliser, intégrer … sont présent, aussi …

Le rapport Olivennes est un remarquable travail d’intoxication. Le lecteur assimile facilement l’échange de fichiers, donc le téléchargement “illégal” à l’écoute d’un fichier alors que ce sont 2 usages très différents. Par proximité, le téléchargement et l’écoute sont assimilés à l’achat d’un support type CD ! Comme si à chaque fois que j’entends un morceau à la télévision, à la radio, chez un ami, j’achetais plusieurs fois le même CD de l’artiste. C’est une transposition hâtive et peu orthodoxe, le rapport entre l’achat et le nombre d’écoutes est plutôt de 1 à 200 quand le rapport entre l’écoute effective et le téléchargement est de l’ordre de 1 pour 1 000.

Effectivement, les jeunes téléchargent beaucoup de morceaux de musiques … qu’ils sont loin d’écouter toujours … et quelques fois uniquement partiellement, pour se faire une idée. Bref l’usage n’est pas le même et le nombre de téléchargements ne peux pas être mis en relation 1 pour 1 avec le nombre d’achats de CD, c’est du Sophisme à l’état pur et les majors le savent bien.

L’utilisation de réseaux Peer to Peer pour échanger gratuitement des fichiers remet en cause le mode de financement de la diffusion culturelle, pas de sa production, ni de sa création qui sont déjà largement aidés. Les auteurs savent bien que leurs créations ne peuvent plus se vendre de la même façon qu’avant et trouvent d’ailleurs beaucoup d’autres solutions pour se diffuser (Myspace plutôt que Fnac ou Virgin).

L’implication de l’état français dans le développement de programmes culturels par le biais de subventions perdure depuis des lustres. Le débat autour des droits d’auteurs cache résolument la béquillisation de la création culturelle francophone. La redevance télé (qui est arrivée ce week end avec la taxe d’habitation) n’a jamais été un impôt productif … pourtant elle perdure.

De la même façon qu’aujourd’hui l’industrie musicale (depuis 2000) et cinématographique, les grands acteurs Telecom, l’industrie de la photo argentique, les médias d’une façon générale depuis quelques années voient leurs modèles révisés de façon drastique, bousculés par les nouveaux paradigmes de la société de l’information et doivent s’en accommoder. Il y à quelques années, des filières entières d’approvisionnement et de distribution ont ainsi été réévaluées par l’arrivée de supermarchés … Toutes les industries sont impactées par des innovations, ça s’appelle le progrès !

15 millions d’abonnés aux FAI en France, à raison de 30 euros par mois … = 5,4 Milliards d’euros par ans … Les français PAYENT largement pour utiliser Internet !!!
Près de 12 milliards d’euros générés par le e-commerce en France en 2006 (source journaldunet) : les français DEPENSENT leur argent en ligne.
Proportionnellement, le chiffre d’affaires des producteurs de disques en France était de 1,302 milliards en 2002 et ne fait que baisser, 0,8 en 2006 quand leur CA réalisé en ligne reste archi marginal, qq millions d’euros. Le CA des ventes de DVD et de cassettes vidéo reste plus élevé à 1,6 milliards sur 12 mois glissants.

Sommes toutes, les enjeux du téléchargement illégal ne sont pas dans la protection des droits d’auteurs mais dans le mode de rémunération de leur distribution … Alors, organiser d’autres modes de rémunération (Réduction de la TVA sur les factures des FAI & Subventions de projets autour du développement de l’offre de téléchargement légal en ligne -payante et gratuite-, de la VOD etc … par exemples) suffira largement à freiner le phénomène des copies illégales et à accompagner le basculement inexorable de cette industrie dans une nouvelle dimension toute numérique … et arrêtons de traiter à tous crins les jeunes, désargentés, de pirates !

Et pour remettre le débat en perspectives, le mot de la fin revient à Liberté, commentateur anonyme d’un blog :

“Mettre à disposition en lecture gratuite des BD, cela revient à “piller” les droits d’auteur, comme internet aujourd’hui est accusée de “piller” également. La FNAC a été l’ancêtre d’Internet “agitateur” car “pilleur” pour diffuser la culture tous azimuths auprès de ceux qui ne pouvaient pas se la payer.
C’est triste ce que la FNAC est devenue…où es tu Max le fondateur ?”

Rédigé par: liberté | le 26/11/2007 à 17:51

Conférence du G9+ du 17 octobre

Développement durable, Flux rss, Wikis, Weblogs, Intelligence collective, Réseaux sociaux, Veille IE 1 Commentaire »

Une conférence dense, une centaine de participants à la maison des arts et métiers ! voir le programme
Ci après un compte rendu non exhaustif, reflet des passages qui m’ont paru les plus intéressants et significatifs.
Laurent Alexandre, Président de Doctissimo, est un personnage étonnant par son franc parlé. Issu du giron médical, de l’IEP et de l’ENA, précurseur de l’internet médical en France, il ne cache pas ses points de vue sur ce qu’il appelle le gâchis français cristallisé par l’ENA, l’administration outrancière, stérilisante et la lenteur affirmée des sociétés françaises à s’ouvrir aux technologies de l’information.

Il pointe notamment le décalage entre les débits dont nous disposons à la maison versus ceux disponibles dans l’entreprise. Au-delà de ce constat, la difficulté de l’entreprise réside aujourd’hui dans sa capacité à intégré la tranche d’âge des 18/30 ans, habituée à des outils ergonomiques dans leur pratique quotidienne d’Internet, qui se retrouve comme emprisonnée par de vieux logiciels dans les entreprises et n’y trouve pas son compte > perte d’efficacité, d’intérêt, d’adhésion…
Patron d’un des sites les plus consultés en France (8ième au classement médiamétrie en mai dernier), il estime que l’innovation dont la société de l’information à besoin aujourd’hui doit se concevoir hors du cadre strict des technologies pour aborder les univers de l’animation et du management des communautés en ligne (réseaux sociaux, indicateurs, psychologie).

Dans le domaine de l’innovation, les français sont qualifiés de bons voire excellents mais incapables de “faire du fric” et manquent d’un système huilé à l’américaine de type “small business act” ouvrant la porte de grands clients qui aident les “jeunes pousses” à apprendre (principe de la co-création).
Par ailleurs, le syndrôme du NIH (not invented here) touche nos populations qui ont toujours la velléité de refaire ce qui existe déjà, pensant faire mieux, évidemment …

Nous vivons aujourd’hui dans une société de l’instantanéité, aiguillée par la quête de “la bonne nouveauté”, dans laquelle les marchés sont plus complexes et sanctionnent de façon plus radicale, plus rapide. Si l’entreprise ne fourni pas le service attendu, les utilisateurs vont le créer eux-mêmes ! le client entre ainsi dans l’entreprise de façon radicale. L’exemple de Légo dont le simulateur, jugé peu probant par les utilisateurs, est re-conçu par la communauté open source puis imposé à Légo qui se voit contraint de changer son service - pour son bénéfice et celui de ses utilisateurs - illustre bien l’état d’esprit et les moyens dont disposent aujourd’hui les consom’acteurs pour peser sur leur environnement.

Les débats ont aussi tournés autour des difficultés du financement de l’innovation en France notamment en relation avec la difficulté des jeunes entreprises innovantes à accéder à des marchés homogènes suffisamment rapidement (Type US vs Europe - les difficultés pour de jeunes entreprises à entrer dans des grands comptes en France ont aussi été évoquées :-)) et autour du cadre fiscal actuel (JEI / CIR / OSEO-AII). La seule alternative pour l’entrepreneur français étant de vendre rapidement sa société avant d’être englué dans l’administrationnite française.

La deuxième partie des débats, consacrée à l’innovation collective vs la créativité individuelle à laissé le terrain à l’expression de grandes vérités comme les définitions de l’innovation incrémentale, par l’usage et de rupture, la nécessité pour les grands groupes de telco de “survivre” par l’innovation, le passage d’une organisation produit à une organisation régionale pour être plus proche des utilisateurs, pour casser les clivages entre marques, pour développer des convergences et enfin poser l’axiome Technologies + Usages = Innovation > Valeur… sachant que l’usage détourne souvent la technologie, l’équation est donc loin d’être systématiquement gagnante !

Bref, tout le monde s’accorde à dire que l’innovation qui rencontre le succès est le produit de multiples facteurs (vision, conviction, motivations, écosystèmes, chance) dont la pondération est largement inconnue.

Enfin, Philippe Lemoine, grand prêtre de la FING, à clôturé les débats brillamment en remettant tout cela en perspective (j’espère que son intervention à été filmée, c’était très interessant !). QQ notes :

Assemblée bien conformiste (costards cravates ; majorité masculine) pour parler d’innovation vs réunion TED aux USA

L’adressage IPV6 va permettre de créer autant d’adresses sur Internet qu’il existe d’atomes sur la terre (vertigineux !)

4 points majeurs de notre société de l’information :

A/ 50% de l’humanité à moins de 25 ans - voir “les temps changent” - c’est la génération la plus nombreuse de tous les temps !

B/ La France est très en avance dans l’essaimage de l’informatique grand public avec des performances excellentes dans le e-commerce quasi supérieures à celles des USA. Tous les indicateurs montrent une avance de la France (Blogs, Wikis, Second Life) sur l’usage des TIC qui évoluent à 2 vitesses, une dans l’entreprise (lente), une dans le grand public (rapide).

C/ Une société d’alliances : Les entreprises sont de plus en plus sollicitées par leur environnement pour s’impliquer sur les enjeux sociétaux (climat, écologie, santé, épidémies, lutte contre la pauvreté, éducation …), c’est ce que l’on appelle le “Corporate Social Responsability”. Aucun état n’a seul les moyens de réaliser qq chose et l’action à travers des coalitions est la seule probante aujourd’hui (états, entreprises, ong, associations …).

D/ La notion de Valeur Ajoutée change de main et les consommateurs s’en emparent
La France est très en avance dans le domaine du Web 2.0 (Netvibes …) et dispose d’atouts considérables (tempérament révolutionnaire et militant) et d’autant de freins relatifs à un certain conformisme social …

Une matinée sympathique !

Social Computing, SOA, BPM, BPPM, CPM …

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Toute une histoire d’amour qui commence grâce à BEA. Mes alertes google m’ont fait remonter aujourd’hui des articles que j’avais parcouru au début du mois sur BEA et son approche du Social Computing.
Intéressant de mêler la logique des SOA, du BPM, du BAM, du BPPM, du CPM, de l’EMC et du Social Computing, même si ça ne semble pas crédible aux yeux de certains. D’autres pensent : Le Web 2.0 est à la fois ‘user centric’ et ‘developper centric’”.

Le web 2.0 me semble de plus en plus galvaudé et utilisé à n’importe quelle sauce par les grands éditeurs de logiciels pour vendre leurs innovations. Un nouveau train passe, malheureusement la philosophie n’y est pas et le Social Computing est considéré comme un ensemble d’applications devant s’intégrer dans le paysage du Système d’informations sans remettre en cause la logique de celui-ci.

Les utilisateurs continueront ils à laisser les organisations décider seules des outils adéquats à leurs activités où prendront ils le parti de délocaliser leurs outils vers le web et d’en prendre totalement le contrôle … ramenant le capital informationnel à un actif personnel et non plus d’entreprise ???

Environnement

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L’entreprise doit être responsable, citoyenne et consciente de son impact sur l’environnement. Idéalement, l’entreprise doit avoir un impact positif sur celui-ci.

Contribuer à cet objectif, c’est envisager un monde accueillant pour nos enfants et petit enfants.Y a-t-il des objectifs plus importants ? Non, il n’y à pas moyen de s’y soustraire …

Alors profitons de l’initiative de Blog Action Day le 15 octobre 2007 pour organiser un monde accueillant pour nos enfants et petit enfants …

Défi pour la terre

Développement durable, Intelligence collective Pas de commentaires »

Chaque geste compte, chaque personne qui s’engage est un gage et un message à nos élus, à nos décideurs, à tous ceux qui ont les moyens de faire changer ce monde.

Je suis persuadé que nous pouvons avoir un impact favorable dans ce domaine, hors de tous les clivages idéo-politico-sociaux nous nous devons et nous devons à nos enfants d’être plus responsables, plus concernés, plus agressifs pour que notre environnement ne pâtisse plus autant de notre activité.

Le web est notre domaine, profitons en et montrons que 7 millions d’internautes français peuvent s’engager à être aussi 7 millions d’écocitoyens responsables et concernés par l’avenir de leur planète !

Nicolas Hulot lance défi pour la terre, engagez vous !



Recommandé par des Influenceurs.

P.S. Le site défi pour la terre s’est doté d’un blog, visiblement la vitesse à laquelle les commentaires et peut-être les trackbacks ont certainement fusés les ont poussés à fermer ces fonctionnalités pourtant essentielles pour pénétrer la blogosphère ! espérons qu’ils le réouvrirons bientôt, que les conversations s’engagent sur ce sujet trop important !

Kyoto - aspect papier

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Denis Ettighoffer, l’auteur de Met@-organisations et le concepteur du portail httpcorp pointe du doigt dans son édito de février 2005 les monstrueuses économies énergétiques dont ET surtout de papiers ! qu’il est possible de réaliser grâce au numérique :

La dématérialisation croissante des activités constitue une véritable réponse au défi énergétique de notre temps. La production annuelle mondiale de documents en 2003 représentait 3700 fois la distance Terre / Lune : le poids de 135 741 fusées Ariane et une consommation énergétique qui devient négligeable lorsqu’ils sont numérisés. Dans une étude sur les impacts de l’utilisation des réseaux dans le secteur de la santé par le développement du télédiagnostic, un spécialiste de la neurochirurgie concluait à une diminution de moitié des transports pour la seule Ile-de-France. Un pneumologue qui recevait les scanners demandés pour ses patients par CDrom, les reçoit désormais directement sur son PC grâce à l’Adsl. Ces exemples se multiplient par centaines de milliers un peu partout. Bien évidemment, cela a des conséquences comptables considérables pour les entreprises comme pour nos sociétés. En passant d’une prothèse mécanique à une prothèse immatérielle nous sommes en train de prendre un virage vers une vraie réduction des coûts énergétiques. Il est vite évident que la digitalisation de toutes choses nous offre les &quotesclaves virtuels” dont nous avons besoin pour modifier les règles du jeu stratégique entre nations.

Plutôt que de penser l’économie immatérielle sur un plan comptable, ne pourrait-on pas aussi l’analyser en terme de bilan énergétique ? Les réseaux jouent un rôle croissant dans la réduction de la consommation énergétique. Pour ce médecin qui observait qu’il valait mieux lui envoyer quelques octets d’information plutôt que les 80 kg de son patient, quelques données font l’affaire pour discuter, échanger, apprendre, conclure. En son temps Ivan Illich dans son livre &quotEnergie et Equité”, considérait comme scandaleuse la consommation énergétique des pays riches. Pour lui, ces pays avancés capturent l’essentiel de la production énergétique mondiale. Aujourd’hui, ces derniers font face à des compétiteurs qui à leur tour consomment de plus en plus d’énergie. Un des réponses possibles est de modifier (de réduire) la part de leur consommation énergétique dans la productivité globale des facteurs de production. Quoi de plus efficace alors que de produire alors des services à distances ? La question est donc posée à l’époque où toute la presse se fait l’écho d’une relance de notre politique industrielle : oui, mais avons nous une politique des services ? Une politique de services en ligne qui ne se réduise pas aux clichés habituels sur notre industrie touristique.

Ces chiffres, qui évoquent, entre autre, la multitude de feuilles de papiers que nous utilisons chaque jour, trop souvent à fins de brouillons, dépassent mon niveau de compréhension.Il est urgent, vital d’intégrer ces paramètres dans nos comportements et de limiter au maximum notre consommation, nos échanges de papier :

Les écrans 17, 19, 22 pouces devraient être subventionnés par l’état et les imprimantes et le papier SURTAXES !

Les formulaires papier à remplir devraient être prohibés, l’état, gros consommateur de papier, qui commence à réaliser des économies substantielles grâce à la télédéclaration d’impôts devrait proposer aux administrés ayant opté pour cette option de recevoir tout avis, courrier, demande, de quelque nature qu’elle soit uniquement par ce moyen dès maintenant !

Il faut agir, vite !

Net Brain … fin 2005

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Voila un projet qui interpelle … et l’attente de la sortie du livre n’en sera que plus douloureuse :

L’entreprise contemporaine devient une société relationnelle et doit à ce titre savoir se constituer ce &quotcapital relationnel&quot. Les managers sont face à un défi majeur : passer de l’organisation du chiffre à l’organisation de réseaux humains et, après des décennies de numérisation de toutes choses, remettre l’homme au centre de leurs réseaux informatiques.

Les méthodes de production d’idées et de création de valeur ajoutée conjuguée constituant &quotl’économie collaborative” ou &quote.fertilisation” n’ont rien à voir avec les méthodes connues de productivité. Dans l’entreprise en réseau nous passons d’une logique des fonctions à une logique de la relation. L’expansion des connaissances fait que ce qui crée de la valeur n’est plus la partie physique du travail mais la composante créatrice, relationnelle de l’activité de chaque opérateur humain. Accéder aux idées pertinentes devient aussi vital que de disposer de matériaux rares ou même de capitaux car nos connaissances permettent de remplacer telle ou telle ressource physique qui ferait défaut. La complexité des problèmes et des connaissances à mobiliser oblige à rassembler les talents d’hommes de métiers différents. Mais aussi de le faire de façon économique en s’appuyant sur les réseaux.

Cette mutation radicale modifie le tissu économique et la redistribution du travail dans le tertiaire. Elle dope les applications du télétravail en mode coopératif entre des acteurs de nationalités différentes afin de gagner en intelligence collective, afin de favoriser la &quotpollinisation” des savoirs. Le capital relationnel correspond au potentiel d’interactions de l’entreprise avec son milieu, sa capacité à tisser des partenariats. Ce qui compte, c’est la résultante collective des capacités portées par chaque collaborateur d’aller vers les autres pour favoriser la fertilisation des idées et des savoirs. Selon la qualité des interactions qui s’établissent entre les membres d’une communauté de destin, de valeurs partagées, cette intelligence collective sera médiocre ou très supérieure à la simple somme des talents de chacun.

Dans un contexte de mondialisation des affaires et de concurrence exacerbée, de plus en plus de responsables d’entreprises européennes prennent conscience qu’ils ne peuvent pas se battre sur le seul plan de la diminution des coûts. Le défi devient de favoriser les échanges d’idées et l’innovation. La réponse à ces exigences de &quotcréativité collective” ne se fera pas sans bouleverser les façons de penser le management d’hommes organisés en réseaux professionnels et sans revoir les façons d’organiser l’accès à des ressources immatérielles de plus en plus partagées. Netbrain sera l’occasion de montrer, exemples à l’appui, l’influence et le rôle des réseaux techniques comme facteurs de création de valeur ajoutée… conjuguée !
Voir aussi :
La e.fertilisation, le nouveau défi des entreprises

Trouvé aussi dans les projets de Denis Ettighoffer, un excellent schéma dont voici le sujet :
Comparatif des stratégies informatiques selon que l’entreprise conduit une politique de méta-entreprises ou de méta-réseaux

La caractéristique dominante de la &quotméta-entreprise” est de préserver la chaîne humaine alors que la caractéristique dominante du &quotméta-réseau” est de réduire à zéro le &quotmaillon faible” du système, à savoir l’homme.

En d’autres termes, nous sommes devant l’équivalent systémique de l’usine sans ouvrier. Bien sur, pour la clarté de l’exposé nous forçons le trait, on peut parfaitement imaginer des organisations composites qui concilient les caractéristiques des deux modes de structuration. Les entreprises vont inventer de nouvelles structures, de nouvelles formes d’organisations destinées à des fonctions plus spécialisées, mais capables d’une très forte productivité de leurs interfaces respectives.

Dans les années à venir, les capacités des entreprises à s’adapter à des conditions extrêmes de variation de régime de fonctionnement dépendront de l’organisation de leur informatique. Les entreprises chercheront des solutions simples, robustes, adaptatives et agiles afin de disposer de fortes capacités combinatoires : l’objectif sera d’obtenir des organisations &quotplug and play&quot. Grâce aux organisations virtuelles, les entreprises chercheront une très grande flexibilité combinatoire pour adapter, quasi heure par heure, leur chaîne de la valeur aux problèmes à résoudre.

On imagine sans mal le casse tête et les problèmes pratiques nouveaux que cela implique pour les directions informatiques en charge d’anticiper ces transformations. Ce que l’on comprendrait moins bien c’est que ces mêmes directions informatiques n’attachent pas suffisamment d’importance au fait que, aujourd’hui, ce n’est pas l’état d’une technique donnée qui fait évoluer leur politique informatique, mais l’innovation organisationnelle.

Tous pirates ? Ca ne prendra pas…

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Perdu à Marseille, un ami demande son chemin à un policier. Ce dernier, très cordial, lui montre la route à suivre, qui démarre par une rue ou trone un sens-interdit étincelant. Surpris, mon ami indique au policier qu’il ne peut pas suivre le chemin conseillé, puisqu’il faut franchir ce sens unique, dans lequel s’engouffre pourtant les voitures…
‘Ne vous inquiétez pas…’ lui explique le policier : ‘celui-ci… il a pas pris !’

Cette anecdote me semble éclairante.

Sans revendication aucune, il est clair que nos règles et principes se doivent ‘de prendre’ pour pouvoir être appliquées de façon collective. Une règle qui n’est pas ‘naturelle’ est amenée à disparaitre, ou il faudra cumuler les lois, boucher les trous sans fin, pour maintenir son application (il y a tant d’exemples…)

Toute notre évolution montre que l’individu cherche à minimiser l’énergie nécessaire pour une même tâche, et nos technologies suivent le même principe : accéder plus vite, plus simplement, plus loin, à l’information. Notre marathonien de la légende aurait gagné en fatigue (et survécu!) à utiliser un téléphone portable !

De même, actuellement, de nombreux sens interdits sont posés sur les chemins du P2P. Justifiés pour des raisons de respect de la création, injustifiés pour le maintien artificiel de circuits de distribution obsolètes. Lesquels vont prendre ?

Si je cherche une musique, deux chemins s’offrent à moi : me déplacer chez un distributeur, chercher le disque, le commander et l’attendre s’il manque, faire la queue aux caisses, s’énerver sur le cellophane récalcitrant pour enfin! accéder à mon morceau, pour un jour le perdre, le rayer ou me faire voler le CD dans ma voiture… ou taper le nom du morceau sur un moteur P2P, attendre quelques minutes et l’écouter. Entre les deux, n’est-ce vraiment que l’instinct de piraterie qui guide mon choix, l’esprit rebel d’un combat individuel contre les majors, comme on voudrait nous le faire croire ?

N’est ce pas simplement par que c’est tous simplement plus simple, plus efficace et moins couteux en énergie ? Ce que des chemins légaux devraient nous proposer avec la même efficacité !

Ou alors, ca ne prendra pas…

Vers une nouvelle organisation

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Dans son éditorial du 7 janvier 2005, M. René Trégouet, sénateur honoraire, et fondateur du groupe de prospective au Sénat, note :

Sans qu’un mot d’ordre, venant d’une autorité supérieure, n’ait été donné, des dizaines et des dizaines de millions d’êtres humains ont spontanément fait parvenir des dons à des Organisations Non Gouvernementales qui ont trouvé, dans ces terribles moments, une légitimité nouvelle auprès de très nombreux peuples. Comme si la « vox populi » trouvait plus efficaces dans ces moments difficiles des organisations comme la Croix-Rouge ou Médecins Sans Frontières, les préférant aux institutions gouvernementales.

Cela fut si vrai que certains gouvernements mirent plus de temps que le Peuple pour réagir. Ainsi, 5 jours après le Tsunami, le Peuple d’Angleterre, avec ses millions de petits dons individuels de 1, 10 ou 100 £ avait plus donné que son propre gouvernement pour venir en aide aux sinistrés d’Asie. Cela ne s’était jamais vu. Indubitablement, et ce, sans que les hommes au pouvoir sur l’ensemble de notre planète ne le contrôlent ou le maîtrisent, l’Humanité est en train de vivre une mue extraordinaire.

Les Historiens nous le confirmeront : les images télévisées avaient déjà, en 1989, fait s’abattre le Mur de Berlin. Après les dictatures, les démocraties vont devoir, elles aussi, revoir en profondeur leurs modes de fonctionnement, pour répondre aux aspirations profondes des Peuples qui sont non seulement leur terreau mais aussi leur raison d’être.

Ainsi, il ne devrait plus être possible qu’une petite poignée d’êtres humains, même s’ils ont été portés au sommet de la pyramide par le suffrage universel, puissent impunément déclarer les guerres qui enverront à la mort des dizaines de milliers d’hommes en s’appuyant sur le mensonge et des images truquées.

L’image est devenue de loin le bien le plus précieux de l’Homme. Elle doit être accessible à chacun avec toute son authenticité. C’est sur cette loi d’airain que s’établira la société de demain. Il n’est plus loin le temps où des centaines et des centaines de millions d’êtres humains diront tous ensemble « NON » à une décision politique même si celle-ci est prise par le Président que certains jugent le plus puissant du Monde. Grâce à Internet, tous ces outils sont en train de se mettre en place et, inexorablement, ils ne resteront pas longtemps inutilisés.

Cette analyse remarquable montre en effet qu’il se passe quelque chose : Il semble que notre civilisation devient assez mature, responsable, organisée, et possède des moyens de communication suffisant pour s’organiser, se gérer, pour prendre en main son avenir collectif.

De plus en plus, nos grands chantiers émergent de nos usages, opinions et souhaits individuels, et de moins en moins de décisions centralisés.

Nous devenons plus efficaces que nos structures…

… et peut-être, comme le souhaite M. Tregouet, saurons nous dire NON, sagement.

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