En visionnant une nouvelle vidéo de la technologie Photosynth de microsoft (que vous pouvez essayer ici en pre-béta -alpha?- ), dont j’avais déjà parlé ici, je ne peux m’empécher de penser que cette approche peut aller beaucoup plus loin que du simple panorama.
En effet : ce logiciel arrive à associer automatiquement des images contenant des points similaires, à partir d’images éparses, on peut alors zoomer sur une portion de l’image 3D ainsi reconstituée. Mais pourquoi ne pas pouvoir aller au niveau de l’objet, aller visionner par exemple la montre ou le manteau du troisième passant à droite, et associer cette image à un magasin en ligne, voire une annonce ebay ? Un site comme like.com s’en approche un peu.
Et pourquoi ne pas généraliser ce principe à la vidéo, et ainsi obtenir ce qui est annoncé depuis plusieurs années : des hypermedia totalement ouverts, permettant instantanément de naviguer d’image en image, pour associer des portions de celles-ci à des informations en ligne ou des annonces.
On imagine que beaucoup travaillent sur ces approches : imaginez un service mixant google earth, pour naviguer dans le monde, flickr ou tout autre base d’image, photosynth pour les associer et recréer une représentation virtuelle 3D locale, couplons cela à tagmap de yahoo pour obtenir des informations taguées collectives sur les portions d’images, et ajoutons un zeste d’ebay pour trouver la petite annonce des lunettes de soleil de troisième passant ! Voilà, il me semble une forme de killer-app, comme on dit. Il suffit que Google, Yahoo!, Ebay et Microsoft s’entendent… (à moins qu’ils n’avancent en parallèle sur ce type d’approche ?)
Généralisons un peu, et couplons ce système à des films, et l’on obtient un nouveau modèle économique de diffusion de film, initié légèrement avec les James Bond, où les objets sont des publicités détournées. Le film devient un hypermedia d’où l’on peut naviguer pour accéder à la vente de n’importe quel objet… par rétrolien, le film touche un pourcentage de la vente réalisée, et cela facilitera la diffusion de film auto-produits, dont la diffusion sera rentable pour ses réalisateurs.
Les majors ont encore de quoi s’inquiéter, devant la révolution bottom-up que l’on voit s’organiser devant nous.
A vos business models ! Il y a encore de quoi innover !
