Un concept intéressant créé par Steven Blyth,
Partant du postulat selon lequel le téléphone portable est considéré aujourd’hui comme un élément essentiel de la vie de tout un chacun, Steven Blyth recense les 11 émotions exprimées par les smileys de la joie à la tristesse la plus profonde en passant par la colère, l’incompréhension ou le rire pour introduire le concept des avatars téléphoniques animés en fonction des émotions que l’utilisateur veux transmettre.
La présentation de sa thèse se poursuit avec une introduction à la visualisation d’informations qui reprend l’exemple de la souris comme point de départ de l’effort de représentation et de symbolique associé aujourd’hui à chaque icone des applications informatiques permettant un usage de plus en plus simple et intuitif de l’environnement informatique.
Une multitude d’exemples suivent sur différentes approches de la représentation (visualisation, cartographie) de groupes d’informations et de groupes sociaux.
Steven explique que les modes de représentation sont souvent tournés vers le passé, que ce soit la représentation de l’évolution d’actions ou de comportements. Le temps réel, synchrone, qui correspond parfaitement à l’univers du téléphone mobile, est plus rarement pris en compte dans les efforts de visualisation.
Les travaux de Steven prennent dans My Social Fabric toute leur dimension, effectivement, l’objectif de cet outil est d’être une interface pour gérer ses interactions avec son entourage proche en fonction de la densité (et du volume) de communication associé à chaque contact.
Pour reprendre les termes de Steven : L’écran de votre téléphone montre une foule d’avatars représentant vos amis et relations. La fréquence de toutes les communications digitales acquisent par le système entre vous et eux détermine la posture associée à ‘l’état de vos relations’ avec cette personne … De plus, il vous est possible de grouper manuellement des avatars entre eux en fonction de votre degré d’intimité, d’une catégorisation, d’un événement … un travail de conceptualisation remarquable sur des gestes et des postures d’avatars représentant des émotions en fonction du degré d’interactions sociales …
Cela reste un prototype et par bien des aspects, l’interaction potentielle d’un membre sur sa représentation (avatars) qu’un autre membre à intégré dans son système n’est pas défini. Le membre perd la main sur ’son’ avatar.
Imaginons un système de réseau social dans lequel les utilisateurs puissent définir leur situation émotionnelle (je suis ouvert au dialogue, j’aimerais que l’on me contacte, je suis d’humeur égale, je suis furieux, je suis fatigué, je suis démoralisé, j’ai la patate :-))), cela permettrait de choisir les bons moments pour entrer en relation avec les personnes…vous allez me dire, ne nous suffit il pas d’éteindre l’ordinateur et le téléphone portable ?
Steven termine son travail par une revue de points critiques parmi lesquels l’importance du choix de la représentation de l’information.
Chaque utilisateur à sa sensibilité propre par rapport à la représentation de ses informations, certains préfèrent les listes, d’autres les images, la diversité est donc au coeur des attentes et chaque nouvelle représentation est un appel à de nouveaux usages facilité par l’accès à de nouvelles formes d’interactions sociales.
Une présentation de la thèse à lire …