Alain Lefebvre, le fondateur de 6energies repondait a une interview de Jérome Bouteille, Neteconomie, tous deux membres du hub social computing sur Viaduc
Cet interview fait suite a celui conduit par Laurent Desechallier (un autre membre
) :
La vision d’Alain est trés pertinente, FOAF n’est pas suffisamment élaboré pour permettre une interoperabilité ‘intelligente’ des réseaux sociaux entre systèmes mais pourrait le devenir sous l’impulsion des acteurs, c’est une évolution souhaitable (pour nous utilisateurs) à encourager et à suivre de près…l’histoire nous montre pourtant (cf la lente gestation de la normalisation des formats de fichiers musicaux!) que la coopétition n’est pas chose facile a mettre en oeuvre.
Le probleme actuel des réseaux sociaux reste la récurrence d’usage (freins culturels, difficultes de compréhension des systèmes, implication forte a certains moments puis temps morts) et ne resterons que les réseaux sociaux offrant a leurs utilisateurs une forte integration de systèmes web variés (weblogs, wikis, gestion des centres d’interets pro ou perso, offres & demandes d’emploi, de business, de rencontres, de flux d’informations du réseau et hors réseau) ainsi qu’une ergonomie de navigation simple et adéquate.
Internet II (certains l’appellent aussi organisation web 3ieme generation) est en train de devenir la somme des actifs technologiques liés aux manipulations de documents dans l’univers numérique (web sémantique) et des outils d’interactivités sociales (social softwares) qui ouvre une voie vers un nouveau web organisé autour de services web permettant de mieux cerner les aspects les plus important des interactions et des communications : l’usage, le contexte, le contenu, donc d’être capable de répondre a la question clef qui est ‘qui connait qui qui connait quoi ?’
C’est le ‘metaweb’ tel que decrit par Nova Spinack, qui est un concept macro de cette nouvelle voie et qui presente l’intelligence collective comme l’aboutissement du processus actuel de constructions de réseaux sociaux et de systématisation de la diffusion d’information ‘responsable’ et interactive grâce aux weblogs et aux réseaux sociaux dans un monde informationnel qui donne sa chance à tous, car sur le web, nul besoin de grands moyens pour diffuser rapidement et massivement de l’information et en recevoir, les canaux sont là pour nous aider a disperser l’information rapidement à travers tout notre tissu relationnel proche ou moins proche.
La gestion du capital relationnel change donc completement, je dirais qu’elle s’approfondit fortement car l’environnement technologique le permet aujourd’hui. Meme si on ne connait pas forcement toutes les personnes qui nous ‘ecoutent’ et que le discour a ainsi de fortes chances d’etre tronque par peur de la vision d’un autre, nous ne sommes plus dans une dimension 1 à 1 mais n à n autour de centres d’interets de plus en plus varies qui nous qualifient.
Alors faut il cloisonner ? faut-il avoir peur et ne plus interagir ou faut il être soi même, simplement, identique pour tous, dans ce nouveau monde ?
Pour reprendre les mots de Tariq Krim : Pour exister sur le web de demain, il faut avoir une stratégie de captation de la valeur dans un environnement ouvert…et pour capter, il faut aussi donner
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