Cyril Fievet, l’auteur de Blogstory et de paltopal et aussi Initiateur de Pointblog relance Pointblog, le magazine du blogging. Tout est dit ici.
Parmis tous les billets que j’ai parcourus ce matin, le long post et article ‘Touche pas a mon (sky)blog’ à aiguisé mon intéret car il stigmatise l’incapacité actuelle des pouvoirs publics et des générations post quarantaine à comprendre les tendances lourdes et le potentiel de l’Internet d’aujourd’hui.
Ces générations, aux commandes de nos destins futurs, gâtées par l’après guerre et par une économie de l’offre ne peuvent admettre la remise en cause globale du fonctionnement social qu’accompagnera inévitablement l’accélération de l’adoption du média internet par les jeunes.
Ce que préfigurent les skyblogs, c’est une nouvelle dimension conversationnelle, transversale, égalitaire de nos capacités de publication, de diffusion, d’échanges d’informations (j’utilise le terme information dans son sens le plus large, incluant l’image, le son et toutes les créations artistiques) qui rapproche l’émetteur d’information de son public avec lequel les possibilités d’interactions existent -enfin!-
Le phénomène peer to peer comme le phénomène blogs entrainent une mise à disposition massive de ressources informationnelles jusqu’alors intouchables par des publics désargentés (ou pas encore argentés), cette mise à disposition massive entraine un changement radical du mode d’utilisation de ces ressources en rupture totale avec la capacité de compréhension de nos parents et grands parents (mais c’est un pb vieux comme le monde, ados, nous nous sommes tous et depuis toujours frottés à la difficulté de communiquer avec nos ainés).
Je crois fondamentalement que c’est l’ignorance et la méconnaissance du fonctionnement du média Internet et de ses valeurs qui entraine ces stratégies de rejet, bien puériles, bien vaines.
Tarik Krim le souligne fort bien dans la conclusion de son étude sur ‘le peer to peer, un autre modèle économique pour la musique’ :
‘Pour la musique comme pour le cinéma et les services audio-visuels en général, le développement sans précédent des services d’échanges n’est pas une menace de mort mais un défi à relever en recourant à ce qui constitue la matière première des industries culturelles : la créativité et non pas le repli sur soi’
Les blogs et les technologies Peer to Peer sont des outils qui remettent en cause les modèles établis, leurs usages sont si largement adoptés aujourd’hui qu’il est impossible de les stopper, plutôt que de nier, n’est il pas plus intelligent d’utiliser la force de son protagoniste pour rechercher un profit mutuel, en le respectant, simplement.
C’est en tous cas ce que pense Dominique Barella, président de l’Union syndicale des magistrats, dans son interview sur le site de Libération : Dépénaliser la musique téléchargée,
Ce n’est plus qu’une question de temps


