Yves SIMON intervenait au colloque sur l’Intelligence Economique organisé à Angers le 29 septembre 2004.
Synthèse de l’intervention :
AMOWEBA devient SOCIAL COMPUTING et offre plusieurs solutions au service de la veille (technologie de cartographie Mapstan, Logiciel de veille human-links, weblogs professionnels) dans ce monde où les TIC progressent à vitesse fulgurante.
Le web relie aujourd’hui les sites, les services, et les flux d’information.
Les individus se connectent par e-mails, messageries instantanées et créent des communautés dynamiques
Tenant compte de ces deux constats, la recherche d’information doit se faire à partir de l’information contenue dans ces réseaux, son usage, et sa circulation, afin de tendre vers une intelligence collective. L’Intelligence Economique a pour objet de transformer les intelligences décentralisées en intelligence collective.
La logique suivie par SOCIAL COMPUTING est de permettre la visualisation de relations entre éléments d’un même réseau, comme un cercle politique, une communauté d’experts, ou de l’information distribuée, par exemple. Il s’agit donc de remplacer ici la proximité géographique par une proximité thématique de façon à tangibiliser les relations dynamiques entre les individus (d’une même famille, d’une même catégorie professionnelle, d’un même secteur public..).
Ainsi, par exemple, à partir du site societe.com, recensant des informations légales sur les entreprises, la cartographie des dirigeants permet de relier des entreprises par les noms de leurs dirigeants, souvent administrateurs de plusieurs entreprises et de visualiser ainsi des réseaux d’influence permettant par exemples une meilleure appréhension du risque ou une prospection commerciale contextuelle.
Cet outil est destiné aux sociétés de recouvrement, d’assurances, aux gestionnaires de patrimoines, aux PME, aux services de l’état et permet un gain de temps considérable dans l’analyse d’un environnement d’entreprises.
Le logiciel HLI (Human-Links Intelligence) rassemble un ensemble de fonctionnalités : veille, meta-moteurs, interrogation de base de données, classification semi automatique, cartographie interactive, reporting, collaboration en réseaux dynamiques. Ce logiciel vise à surtout promouvoir la logique de réseau : possibilité d’enrichir chaque document, possibilité de partager l’information avec un environnement distribué.
L’idée des technologies de Social Computing est de créer des cartographies dynamiques qui ont pour objet de représenter une certaine complexité, ce qui n’est pas proposé aujourd’hui par les moteurs traditionnels qui présentent leurs résultats sous forme de listes.
Le mode de traitement de la complexité par la cartographie renvoie alors au double fonctionnement de notre cerveau : le « cerveau droit » analytique et le « cerveau gauche » visuel qui ont tous deux besoin de représentations graphiques pour traiter le réel et la complexité. L’exposé de Mme le Guen dans l’atelier « la e-transformation au quotidien » insistera sur la complémentarité de nos deux cerveaux. Dans cette optique, il est intéressant de noter que les outils actuels proposés sur le web évoluent, non seulement vers l’analyse (le Knowledge Management) mais également modifient nos modes d’appréhension du complexe grâce à des outils plus visuels.